RENTREZ CHEZ VOUS! PAS DE BASES MILITAIRES ÉTRANGÈRES EN AFRIQUE!

►Aux gouvernements Africains qui autorisent ces bases pour de l’argent ►Aux gouvernements étrangers qui utilisent le prétexte de ces bases pour piller des ressources en Afrique

Les bases militaires sont une pratique néocolonialiste consistant à dominer les États qui les abritent.

Ce système vise à piller les ressources des États, et à détruire leurs populations et écosystèmes au profit de leurs intérêts.

NOUS DÉNONÇONS L’OMNIPRÉSENCE DES BASES MILITAIRES ÉTRANGÈRES EN AFRIQUE


LES ÉTATS-UNIS & AFRICOM


Depuis 2008, les États-Unis ont maintenu une présence dans au moins 26 des 54 pays d'Afrique par l'intermédiaire de l'AFRICOM.

Certaines bases sont de petite taille, mais celles du Niger par exemple font partie des plus grandes bases de drones du continent, avec Djibouti et la Somalie.

Afrique de l’Ouest

Les États-Unis avaient investi massivement dans la construction des bases de Niamey et d'Agadez, au Niger. Ensemble, les deux bases abritaient environ 1000 soldats. Mais en mars 2024, le Niger a suspendu son accord militaire avec les États-Unis.

L'Alliance des États du Sahel (AES) composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger, alliée à la Russie, n'étant plus une option pour l'installation d'une base américaine, le Ghana, le Bénin (avions et le personnel américains sont déjà redirigés vers le Bénin, et une base aérienne américaine est également en train d'être réaménagée pour les accueillir) et la Côte d'Ivoire, pays voisins, sont désormais au centre des efforts diplomatiques américains.

Ces pays sont tous relativement stables et dirigés par des civils, et les États-Unis mènent déjà des exercices militaires conjoints avec les armées de ces pays.

En juillet 2024, le journal français Le Monde a rapporté que le gouvernement ivoirien avait approuvé l'implantation d'une base américaine dans la région d'Odienne, au nord-ouest du pays.

Le Ghana accueille déjà le réseau logistique de l'armée américaine en Afrique de l'Ouest - ce qui équivaut à une base- à l'aéroport international d'Accra Kotoka.

Afrique centrale

Le Cameroun a lui seul compte 6 bases militaires américaines, dont le tristement célèbre Camp Salak mentionné en 2017 par The Intercept pour les emprisonnements illégaux, les tortures et les meurtres qui s’y déroulent.

Le Tchad pour sa part héberge 4 bases militaires américaines dont celle de N’djamena d’où partent des vols de surveillance.

En République Démocratique du Congo, c’est à Dungu que l’on trouve une base américaine dédiée à de bien mystérieuses « opérations spéciales ».

Et la liste s’allonge encore avec 2 bases au Gabon, et 3 en République Centrafricaine.

Afrique de l’Est

8 bases militaires américaines sont réparties entre l’Ouganda et le Kenya. Ce dernier se retrouve sur la liste des 9 pays africains au sein desquels, au cours de la dernière décennie, des agressions sexuelles impliquant du personnel militaire américain ont été signalées (Source : SAPRO).

Afrique australe

Le Bostwana est lui aussi ciblé par l’expansion de l’empire militaire américain. On peut compter trois bases sur son sol.

À ce propos, Julius Malema, membre des Combattants pour la liberté économique (EFF) d'Afrique du Sud, a poursuivi ses attaques contre le Botswana au sujet de la présence des bases militaires américaines qui, selon lui, devrait être fermées parce qu'elles constituent une menace pour la sécurité de l'ensemble du sous-continent.

LA RUSSIE & WAGNER

Le groupe Wagner est une société militaire privée financée par l'État russe. Le groupe Wagner a utilisé des infrastructures des forces armées russes. Des éléments de preuve suggèrent que Wagner a été utilisé comme mandataire par le gouvernement russe, ce qui lui a permis de nier de manière plausible les opérations militaires à l'étranger et de dissimuler les véritables victimes des interventions de la Russie à l'étranger.

Centrafrique

Des centaines de mercenaires de Wagner ont débarqué en Centrafrique en 2018. Leur mission officielle était d’entraîner l'armée.

Fin 2020, des centaines d'autres mercenaires russes ont débarqué.

L'ONU et les ONG internationales ont des preuves tangibles et accusent les Russes d'exactions et crimes contre les civils.

Mali

Le Mali possède des mines d'or. Wagner, depuis fin 2021, cherche à exploiter les ressources en or du pays. Les mercenaires russes auraient ainsi monté deux sociétés minières et essaient de récupérer des permis miniers avec des hommes d'affaires maliens.

Soudan

Wagner est implanté au Soudan depuis des années, et bénéficie d'un accès privilégié aux mines d'or du pays.

Le Soudan regorge de métaux précieux, dont une immense majorité est exportée illégalement.

Wagner, selon l'AFP, agit via la société M Invest et sa filiale Meroe Gold, qui s'est installée au Soudan en 2017. Elle travaille avec la société Aswar, contrôlée par les renseignements militaires soudanais.

Le groupe de journalistes Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) a établi la preuve d'un contrat entre Meroe et Aswar. Wagner se voit ainsi exemptée en 2018 de la taxe de 30% imposée par la loi soudanaise aux sociétés aurifères.

Libye

Un cessez-le feu a été décrété en Libye en 2020 entre le gouvernement de Tripoli et le camps de Khalifa Haftar. Il stipule que les combattants étrangers doivent quitter le territoire libyen. Les mercenaires de Wagner sont toujours présents aujourd’hui.

En 2021, le contingent de Wagner était d'environ 2000 soldats selon All Eyes on Wagner.

Toujours selon All eyes on Wagner, la Lybie est désormais une plateforme logistique du groupe Wagner vers le Soudan et ses activités aurifères. Le pays sert également de base pour des équipes en partance pour le Mali ou la Centrafique.

Des mercenaires russes se trouveraient également dans d'autres pays africains :

Madagascar

Mozambique

Bostwana

Burundi

Tchad

RDC

Guinée

Nigeria

Zimbabwe

LA FRANCE

Tchad

La France a une présence militaire significative au Tchad, principalement pour des opérations de contre-terrorisme dans la région du Sahel.

Côte d'Ivoire

La France maintient une base opérationnelle avancée à Abidjan, qui soutient les opérations en Afrique de l'Ouest.

Sénégal

La France dispose d'une base militaire à Dakar, qui sert de lieu stratégique pour les opérations en Afrique de l'Ouest.

Gabon

L'armée française dispose d'une base à Libreville. 350 soldats y sont stationnés.

AUTRES FORCES ÉTRANGÈRES


Le cas de Djibouti

Dans ce petit pays de la Corne de l’Afrique, on trouve de nombreuses bases militaires appartenant à la France, la Chine, les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie :

*États-Unis : Camp Lemonnier = 4 000 soldats ;
*France et Espagne : Les forces françaises stationnées à Djibouti = 1 500 soldats ;
*Chine : Base de soutien de l'Armée populaire de libération = 1 500 soldats, mais la base peut accueillir 10 000 soldats ;
*Japon : Base de la force d'autodéfense ;
*Italie : Base militaire italienne de soutien "Amedeo Guillet" ;
*France, États-Unis, Japon et Italie : Aéroport international de Djibouti-Ambouli ;
*France, États-Unis et Allemagne : Aérodrome de Chabelley ;
*
Arabie Saoudite : construction d'une base en cours...


NOUS ACCUSONS LES BASES MILITAIRES ÉTRANGÈRES EN AFRIQUE DE MULTIPLES MÉFAITS À DE NOMBREUX NIVEAUX


Les dommages causés par les bases militaires se manifestent de diverses manières :

1 - Elles facilitent la guerre

Le prépositionnement des armes, des troupes, du matériel de communication, des avions, du carburant, etc. rend la logistique de l'agression plus rapide et plus efficace.

2 - Elles augmentent la tension.

La présence de soldats étrangers, d’arsenaux massifs et de milliers d'avions, de chars et de navires partout en Afrique représentent une menace très réelle pour les nations environnantes. Leur présence est un rappel permanent de la capacité militaire des nations étrangères. C’est une provocation à d'autres nations. Les troupes hébergées sur ces bases sont utilisées pour des «exercices» militaires, qui sont essentiellement des pratiques de guerre.

3 - Elles encouragent le militarisme.

Plutôt que de dissuader les adversaires potentiels, les bases opposent d'autres pays à une augmentation des dépenses militaires et à une agression.

4 - Elles mettent en danger les pays hôtes.

Les pays qui ont des moyens militaires étrangers stationnés chez eux deviennent eux-mêmes des cibles d'attaques en réponse à toute agression militaire.

5 - Elles provoquent le terrorisme.

Les bases et les troupes étrangères provoquent des menaces terroristes, une radicalisation et une propagande anti-étrangers.

6 - Elles soutiennent les dictateurs et les régimes répressifs et non démocratiques.

De nombreuses bases étrangères se trouvent dans des pays autoritaires et moins que démocratiques. Ces bases sont un signe de soutien aux gouvernements impliqués dans le meurtre, la torture, la suppression des droits démocratiques, l'oppression des femmes et des minorités et d'autres violations des droits humains. Loin de répandre la démocratie, les bases à l'étranger bloquent souvent la propagation de la démocratie.

7 - Elles causent des dommages environnementaux irréparables.

La plupart des accords avec les pays hôtes ont été conclus dans les années précédant la mise en place de nombreuses réglementations environnementales, et même maintenant, les normes et les lois qui ont été créées ne s'appliquent généralement pas aux bases militaires étrangères. Il n'y a pas non plus de mécanismes d'application que les pays hôtes peuvent appliquer pour garantir le respect des réglementations environnementales locales et peuvent même ne pas être autorisés à faire des inspections.

8 - Elles provoquent de la pollution.

Les gaz d'échappement des avions et des véhicules militaires provoquent une dégradation importante de la qualité de l'air. Les produits chimiques toxiques des bases pénètrent dans les sources d'eau locales et les jets créent une énorme pollution sonore. L'armée est un des plus gros consommateurs de combustibles fossiles et producteur d'émissions de gaz à effet de serre.

9 - Elles privent les populations autochtones de leurs terres.

L'armée a pris des terres précieuses aux populations locales, expulsant souvent les peuples autochtones dans le processus, sans leur consentement et sans réparations.

10 - Elles posent des problèmes économiques aux pays «hôtes».

On sait que la hausse des impôts fonciers et l'inflation dans les zones entourant les bases militaires ont poussé les habitants à quitter leurs maisons pour chercher des zones plus abordables. De nombreuses communautés qui hébergent des bases à l'étranger ne voient jamais les retombées économiques que les dirigeants étrangers et locaux promettent régulièrement.

11 - Elles stationnent des troupes qui commettent des crimes.

L'armée et son personnel commettent de nombreuses atrocités. La plupart du temps, les crimes passent inaperçus et les auteurs restent impunis. Ces actes constituent un ensemble de violations des droits humains et, dans certains cas, de crimes de guerre. Les troupes militaires à l'étranger se voient souvent accorder l'impunité. Ces crimes perpétrés directement par le personnel militaire sont subis par des populations qui n'ont aucun recours pour obtenir justice.



NOUS DEMANDONS LE RETRAIT

IMMÉDIAT ET DÉFINITIF DES

BASES ET TROUPES MILITAIRES ÉTRANGÈRES

EN AFRIQUE.



En faveur de: ►Aux gouvernements Africains qui autorisent ces bases pour de l’argent ►Aux gouvernements étrangers qui utilisent le prétexte de ces bases pour piller des ressources en Afrique
De: [Votre nom]

NOUS DEMANDONS LE RETRAIT IMMÉDIAT ET DÉFINITIF DES BASES ET TROUPES MILITAIRES ÉTRANGÈRES EN AFRIQUE.