Nous soutenons le Musée canadien pour les droits de la personne et son autonomie en matière de programmation

Premier ministre Marc Carney, Ministre de l'Identité et de la Culture canadiennes Marc Miller, et Président du conseil d'administration du MCDP Benjamin Nycum

Le Musée canadien pour les droits de la personne a récemment inauguré Palestine déracinée : la Nakba, au passé et au présent, une exposition qui explore l’histoire, la culture, le déplacement et le vécu des Palestinien.e.s. Cette exposition offre aux Canadien.e.s une occasion importante de se renseigner sur la Nakba et sur son impact persistant sur les Palestinien.e.s au Canada et partout dans le monde.

Depuis son ouverture, le musée et sa direction font face à des campagnes organisées exigeant une intervention politique, une condamnation publique et des mesures disciplinaires institutionnelles. Des élus, dont le ministre l'Identité et de la Culture canadiennes Marc Miller, ont également commenté le contenu de l’exposition, ce qui a soulevé de sérieuses préoccupations quant aux pressions politiques exercées sur un musée financé par des fonds publics et à l’indépendance de ses conservateurs, chercheurs, conseillers et employés.

Les gens ont tout à fait le droit de débattre ou de critiquer une exposition. Mais les politiciens et les groupes de pression ne devraient pas décider quelles histoires les Canadiens sont autorisés à découvrir, ni faire pression sur les musées pour qu’ils modifient, discréditent ou prennent leurs distances par rapport à un travail organisé de manière professionnelle.

Cette question dépasse le cadre d’une seule exposition. Les musées publics doivent pouvoir présenter des histoires difficiles et controversées de manière honnête, réfléchie et conforme aux preuves et aux normes professionnelles.

En faveur de: Premier ministre Marc Carney, Ministre de l'Identité et de la Culture canadiennes Marc Miller, et Président du conseil d'administration du MCDP Benjamin Nycum
De: [Votre nom]

Nous, les résidents canadiens soussignés, appuyons le Musée canadien pour les droits de la personne, sa direction et l’indépendance de ses conservateurs, qui est essentielle à tous les musées publics.

L’exposition « Palestine déracinée : la Nakba, ​au passé et au présent » offre aux Canadiens une occasion importante de se renseigner sur l’histoire palestinienne, les déplacements de population et les réalités vécues par les Palestiniens. Les musées publics doivent pouvoir présenter des histoires difficiles et contesté de manière réfléchie et sans ingérence politique.
La critique et le débat public sont légitimes. Cependant, les politiciens et les groupes de pression organisés ne devraient pas déterminer quelles histoires les Canadiens sont autorisés à découvrir, ni faire pression sur les musées pour qu’ils modifient, discréditent ou prennent leurs distances par rapport à des expositions organisées de manière professionnelle.

Les principes en jeu vont au-delà de cette exposition. L’indépendance de la direction artistique protège la capacité des musées, des chercheurs, des conseillers et des travailleurs culturels à servir l’intérêt public en se fondant sur des preuves, des travaux universitaires et des normes professionnelles.

Nous demandons au Premier ministre Carney, Ministre Miller, au président du conseil d'administration Nycum, et aux dirigeants communautaires de respecter l’indépendance du Musée canadien pour les droits de la personne. Nous encourageons également le musée à rester fidèle à son engagement envers une direction artistique indépendante et fondée sur des preuves.